PRÉSENTATION DU G.I.A.

Origines du GIA

Le GIA a été fondé en 1972, dans l’après mai 68, par le Dr Dimitri CROUCHEZ (interne en psychiatrie), avec quelques collègues du CHS Perray-Vaucluse, dans l'Essonne, qui étaient en dissidence totale avec les pratiques traditionnelles de leur profession. Les fondateurs du GIA faisaient, semble-t-il, une référence fréquente à Roger Gentis (psychiatre au CHS Perray-Vaucluse), et à son pamphlet : " Les murs de l’Asile " (Maspéro, 1970). Ces professionnels ont été rejoints notamment par des étudiants contestataires dont Philippe Bernardet qui devint sociologue (chargé de recherches au CNRS) et en a été un des dirigeants, de 1973 à fin des années 70, avant d’en être le dirigeant clé, jusqu’en 1992 où il a démissionné du GIA. A la base, le GIA était un mouvement s'inscrivant dans la mouvance gauchiste des années 68 (voir " Psychiatrisés en lutte ", organe de presse du GIA d’alors).

A partir de 1982, le GIA a développé une pratique juridique systématique visant à dégager de la jurisprudence sur le terrain du contentieux de l'internement psychiatrique illégal, arbitraire ou abusif, alors qu'il n'y en avait pratiquement pas eu depuis la loi du 30 juin 1838.

Parallèlement le GIA a développé une dénonciation des pratiques psychiatriques en tant que pratiques abusives et arbitraires (voir à ce sujet : Les dossiers noirs de l'internement psychiatrique, de Philippe Bernardet, Fayard, 1989.) (Plus de détails sur l'histoire du GIA).

Le GIA est indépendant de toute obédience politique ou religieuse quelle qu'elle soit, ainsi que de tout parti politique. C’est une association à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901, dont la 1ère déclaration au journal officiel date du 15 février 1975, sous le nom d'APLP (Association pour la liaison des psychiatrisés). Le sigle " GIA " a été le nom du groupe de fait initialement constitué. L’appellation " Groupe Information asiles, GIA " a été officialisée près la Préfecture de Police de Paris, et au journal officiel en 1978. (Voir Statuts)

Buts et modes d'action du GIA

Depuis le début des années 80, le GIA est formé pour l’essentiel de personnes ayant été psychiatrisées, au titre de l’internement sous contrainte ou dit "libre", ou de personnes concernées par le militantisme contre l’abus et l’arbitraire en psychiatrie.

Notre but principal est d’informer sur ces abus et de promouvoir les droits de l’homme dans ce domaine où ils sont si souvent bafoués, de dénoncer l’utilisation répressive de la psychiatrie et de la contrainte aux soins psychiatriques.

Notre but secondaire, qui est aussi un moyen d’action, est de soutenir et de favoriser les procès à l'encontre des hôpitaux psychiatriques, préfectures et municipalités, décideurs des internements durant lesquels les droits de la personne sont bafoués.

Nous collectons et diffusons de l’information sur ces sujets, auprès des médias, des responsables politiques et parlementaires.

Nous aidons les personnes à contester leur internement. Nous aidons les avocats en préparant les dossiers et en fournissant la jurisprudence utile issue du militantisme de l’association.

Moyens du GIA

Notre association repose uniquement sur des bénévoles. Le Groupe Information Asiles ne perçoit aucune subvention, et ne doit ses moyens qu’aux cotisations et aux dons versés par ses membres.

L'association n'a d'autres ressources que celles provenant de ses membres.

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