2016-08-16 (cm) Un conseil aux personnes qui entendent se faire suivre en psychiatrie

• Pour citer le présent article : http://goo.gl/hJbpHa ou http://psychiatrie.crpa.asso.fr/582

Document du mardi 16 août 2016
Article mis à jour le 17 juillet 2018
par  A.B., H.F.

Cf. sur notre site, de façon connexe : 2014-10-09 (alt) Que faire en France, actuellement, quand on vous veut absolument du bien et que vous n’avez résolument rien demandé …


Communiqué - CRPA

Suivi psychiatrique, mode d’emploi

Paris, le 16 août 2016.
 

Ce conseil ironique et pratique aux adhérent-e-s de notre association, comme aux autres personnes qui peuvent nous lire : sachez que pour se faire suivre correctement en milieu psychiatrique, il est très fortement recommandé d’être aussi peu atteint-e psychiquement que possible.

En effet il est constant, l’expérience du terrain le prouve, que les personnes non atteintes au plan psychique, ou atteintes seulement de façon marginale, et qui ont au surplus un certain standard social et financier, ont toutes leurs chances d’être correctement suivies et traitées.

Essayez donc de vous faire prendre en charge en milieu psychiatrique en étant et atteint-e psychiquement et exclu-e socialement, ou en voie de l’être, vous nous en direz des nouvelles.

En résumé : si vous entendez vous faire suivre valablement en milieu psychiatrique, débrouillez-vous pour n’être pas atteint-e psychiatriquement, ou aussi peu que possible.

Le corrélat de ce constat est que s’il s’agit de vous réprimer et de « faire votre bien », alors même que vous n’avez rien demandé et que vous n’êtes pas nécessairement concerné-e par une prise en charge psychiatrique, l’institution psychiatrique saura faire.



Publications

Derniers articles publiés

Navigation

Agenda

<<

2020

 

<<

Mai

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Sur le Web

28 mai - Fugue d’un patient et responsabilité infirmière

28 mai - Hopsyweb, circulez, il n’y a rien à voir!

26 mai - Deux ordonnances, trois circulaires et un désastre

26 mai - Communiqué USP, CGT, SUD et Printemps de la psychiatrie : Non à la T2A en psychiatrie

25 mai - Rappel de la loi d'Adeline Hazan, Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté : Les libertés fondamentales et les droits fondamentaux des personnes hospitalisées ne doivent en aucun cas être sacrifié sur l'autel de l'hygiénisme

15 mai - Mission d'information sur le Défenseur des droits : nos observations

14 mai - 1e annonce : 35e congrès du SMG, sur le thème "La psychiatrie d'après" du 11 au 13 septembre 2020 à Paris

13 mai - Communiqué FO CHS Le Vinatier : « Phase 3 de la crise covid »… pour aller plus loin dans la destruction de l'hôpital ?

12 mai - 500 personnalités et professionnels de l'enfance demandent l'abandon du code de justice pénale des mineurs

12 mai - Mariotti : démission !

11 mai - Loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire : notre « porte-étroite » devant le Conseil constitutionnel

5 mai - Poursuivre l’effort de déflation carcérale pour mettre fin à la surpopulation en prison

2 mai - Observations sur le pré-projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire

1er mai - Le jour d'après : appel du 1er mai

30 avril - Publication de rapports de visite

30 avril - Numerus clausus, oui c'est possible, et c'est le moment

30 avril - L'USP soutient l'appel du Printemps de la Psychiatrie dans son Opération « Déconnexion », Halte au codage du soin !

30 avril - Justice et déconfinement : les réponses à notre questionnaire

30 avril - Quand on veut, on peut ! Une autre justice des enfants

30 avril - Le 1er mai et ensuite ? Ensemble pour défendre la santé, l'hôpital public, les établissements du médicosocial et du social

28 avril - La justice doit redevenir notre bien commun

21 avril - Note sur l'organisation judiciaire à partir du 11 mai

20 avril - Saisine du ministre de l’intérieur sur la situation sanitaire dans les centres de rétention administrative

20 avril - Nos communications et écrits liés au Covid-19

19 avril - Prescriptions de la chancellerie : c'est grave docteur !