2013-11-29 (art) Le docteur Alain Pidolle, psychiatre, chef de service en Moselle, et ancien haut représentant des psychiatres hospitaliers, incarcéré à Strasbourg pour viol et agressions sexuelles sur plusieurs de ses patientes

• Pour citer le présent article : http://goo.gl/2yGIff ou http://psychiatrie.crpa.asso.fr/378

Document du vendredi 29 novembre 2013
Article mis à jour le 8 décembre 2018
par  A.B., H.F.

Selon une dépêche de l’AFP reprise par plusieurs organes de presse, dont Les dernières nouvelles d’Alsace (DNA), et 20 minutes, le Dr Alain Pidolle, psychiatre de 64 ans exerçant au CH de Lorquin, ainsi qu’au Centre médico-social de Phalsbourg en Moselle, est actuellement incarcéré à Strasbourg dans le cadre d’une affaire de viol et d’attouchements sexuels sur plusieurs de ses patientes. Il était, depuis janvier dernier, en liberté sous contrôle judiciaire, accusé d’attouchements sexuels sur une mineure qui faisait également partie de ses patientes.

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2000-12-08 Charte de l’usager en santé mentale

Le Dr Alain Pidolle est un ancien président de la Conférence des présidents des Commissions médicales des hôpitaux psychiatriques, fonction qu’il avait occupée de 1999 à 2003. Il avait co-signé le 8 décembre 2000, avec le Dr Yvan Halimi, et Mme Claude Finkelstein, présidente de la FNAPSY, dont il était un ami, en présence de Mme Dominique Gillot, secrétaire d’État à la santé et aux handicapés, la charte de l’usager en santé mentale (cf. pièce jointe au format PDF). Nous précisons que cette charte, qui n’était guère qu’un catalogue sommaire de bonnes intentions, n’a jamais été réellement appliquée dans la plupart des services de psychiatrie hospitalière du pays.

Parmi les grands amis de Mme Claude Finkelstein, de cette époque et des années suivantes, on trouve également le Dr Gérard Massé, médecin-chef au CH Sainte-Anne à Paris qui, de son côté, a été radié par la chambre disciplinaire du Conseil de l’Ordre des médecins de Paris, en janvier 2012, et interdit d’exercer la médecine pour une durée d’un an, dont trois mois ferme, pour différents motifs aussi graves que l’atteinte à la dignité de ses patients soumis à des traitements dégradants, l’atteinte à l’honneur et à la réputation de la médecine et de l’exercice médical … etc. Le tout se rapportant à un documentaire sur son service, et celui de son confrère le Dr Petitjean, diffusé en mai 2010 sur Arte.

On ne sait pas assez à quel point ce petit monde des institutionnels de la psychiatrie, intouchables et irresponsables, se croit tout permis. Les mésaventures de la présidente de la FNAPSY au regard de l’inspection qu’elle-même et son organisation ont subie, en 2011, de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) en font également foi.


Complément d’information

Alain Pidolle, 69 ans, psychiatre réputé de Phalsbourg en Moselle, a été condamné samedi [19 mai 2018] à 13 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Bas-Rhin.

Extrait des dernières nouvelles d’Alsace, 19 mai 2018.

Source : https://www.dna.fr/edition-de-stras…


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2013-11-29 Le dernières nouvelles d’Alsace, sur l’incarcération du Dr Alain Pidolle

Article des Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), 29 novembre 2013

par Antoine Bonin.

Source : http://www.dna.fr/edition-de-strasb…
 

Strasbourg — Viol et agressions sexuelles aggravés

Le psychiatre mosellan écroué
 

Le psychiatre mosellan mis en examen en janvier pour agression sexuelle sur une adolescente de 17 ans a été placé en détention provisoire hier. Quatre de ses jeunes patientes ont révélé qu’elles avaient aussi été abusées par le praticien de 64 ans.

Depuis sa mise en examen en début d’année, le Dr Alain Pidolle était sous le coup d’un contrôle judiciaire strict. Il lui était notamment interdit d’entrer en contact avec les patients du centre médico-social Mathilde-Salomon de Phalsbourg, dont il était membre fondateur et chef de service, et du CHU de Lorquin (Moselle) où il exerçait également.

Le psychiatre mosellan avait été dénoncé par une jeune femme de 17 ans soignée à Phalsbourg pour des troubles anorexiques. L’adolescente avait indiqué aux enquêteurs que le médecin l’avait invitée à son domicile strasbourgeois le 8 décembre dernier afin qu’elle y fasse le ménage. Après lui avoir servi du champagne, le psychiatre se serait allongé auprès d’elle, l’aurait embrassée et lui aurait imposé des attouchements.

Devant les fonctionnaires de la brigade des mineurs de la sûreté départementale (SD) du Bas-Rhin puis face à la juge d’instruction Marjolaine Poinsard, le sexagénaire avait nié catégoriquement toute agression sexuelle (DNA du 31/01).
 

D’aucuns avaient indiqué qu’il était coutumier de pratiques contraires à la déontologie médicale

A l’occasion de leurs investigations sur ces premiers faits, les policiers avaient pu recueillir des éléments confondants dans l’entourage professionnel du psychiatre. D’aucuns avaient indiqué qu’il était coutumier de certaines pratiques contraires à la déontologie médicale. Les suites de l’enquête ont confirmé ces accusations.

Quatre jeunes femmes ont déclaré aux enquêteurs qu’elles avaient été victimes d’attouchements sexuels de la part du Dr Pidolle, qu’elles avaient toutes côtoyé durant leurs séjours au centre Mathilde-Salomon. L’une d’elles affirme qu’elle a aussi été violée. A la différence de la plaignante initiale, les quatre jeunes femmes étaient toutes majeures au moment des faits, dont les premiers remonteraient à septembre 2011.

Certaines jeunes femmes seraient allées dîner au restaurant avec le médecin. Une au moins l’aurait accompagné à l’hôtel. L’une des jeunes femmes aurait par ailleurs été conviée par le praticien dans son appartement strasbourgeois. Le thérapeute aurait demandé à l’une de ses patientes d’acheter des sextoys. A une jeune femme abusée dans son enfance, il aurait fait visionner des séquences d’un film pornographique.

Alain Pidolle a une nouvelle fois été placé en garde à vue mardi dans les locaux de la sûreté départementale. Comme il l’avait fait en janvier, il a contesté en bloc l’ensemble des charges pesant contre lui. Conduit hier matin dans le cabinet de la juge Poinsard, il a été mis en examen pour viol et agressions sexuelles aggravés du fait de sa qualité de médecin et de la vulnérabilité des victimes.

Cette fois, le sexagénaire, défendu par Me Renaud Bettcher, a été placé sous mandat de dépôt par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet. Il est écroué depuis hier après-midi à la maison d’arrêt de Strasbourg.



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