2011-03-10 (art-cm) GIA, Groupe information asiles, Communiqué sur le projet de loi sur les soins psychiatriques et sur le Collectif Mais c’est un Homme : le GIA quitte ce Collectif (le CRPA soutient ce Collectif) • Avec note introductive par le CRPA


Document du jeudi 10 mars 2011
Article mis à jour le 10 février 2015

Sur la nature distincte du CRPA et du GIA, lire notre article : 2010-11-11 (crpa) Sur les événements qui ont rendu nécessaire la fondation du CRPA.


Note par le CRPA

 

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2011-03-10 Communiqué du GIA sur le projet de loi et quittant le Collectif « Mais c’est un Homme… »

— Malgré des pétitions de principe introductives, le GIA, Groupe information asiles, indique se retirer du Collectif « Mais c’est un Homme… », auquel le CRPA participe. Le CRPA constate que, contrairement aux allégations de ce communiqué du GIA, le Collectif « Mais c’est un Homme… » réclame la “judiciarisation” complète des mesures psychiatriques sans consentement, et ne s’est en rien “rapproché” sur ce point du « Collectif des 39 », qui y est opposé en tout, mais sans aucune perspective sur ce point, puisque le Conseil constitutionnel s’est prononcé dans le sens promu par le Collectif « Mais c’est un Homme… », et ce, en cohérence avec la jurisprudence de la CEDH, Cour européenne des Droits de l’Homme.

— Le GIA, ni dans ce communiqué du 10 mars 2011 ni sur son site, n’appelle à participer à la Manifestation du 15 mars 2011 devant l’Assemblée nationale, contre le projet de loi relatif aux « soins psychiatriques sans consentement ». Le CRPA appelle à cette manifestation, ainsi que les deux Collectifs précités et les organisations de psychiatres. (Cf. aussi le dernier communiqué collectif rassemblant toutes les organisations de psychiatres et les deux syndicats de magistrats judiciaires.)

— En définitive, c’est la dernière phrase du communiqué du GIA qui éclaire ce communiqué : « C’est ainsi que dernièrement le GIA n’a pas été informé, et encore moins invité (…) à l’occasion de la rencontre avec des députés de l’opposition pour la formulation d’amendements ». La vexation en est certainement terrible, mais le GIA n’a communiqué aucune proposition ou piste d’amendement à ses partenaires jusqu’ici, à la liste du Collectif « Mais c’est un Homme… ». Quant à la mention selon laquelle le GIA n’a pas été invité à l’audition par le rapporteur du projet de loi à l’Assemblée nationale, il faut savoir que le GIA a été reçu seul et séparément par ce rapporteur, à la 5e audition sur 22, et antérieurement audit Collectif, reçu, lui, à la 16e audition. Le GIA aurait donc voulu être reçu deux fois par le Rapporteur…


Communiqué du GIA

« GROUPE INFORMATION ASILES (GIA)
www.groupeinfoasiles.org

COMMUNIQUÉ

Le Groupe Information Asiles, réuni en Assemblée générale annuelle le 5 mars 2011 à Paris, tient à réaffirmer :
• Son engagement fondamental, mené depuis sa création, contre l’internement arbitraire et contre les maltraitances passives et actives lors des « soins psychiatriques » ;
• Sa volonté indéfectible de lutter pour que la personne psychiatrisée, quand elle est aux mains de l’Institution psychiatrique soit reconnue comme un citoyen, et non comme un individu que l’on dépossède de ses droits fondamentaux et que l’on exclut de la société civile, en le stigmatisant et en le considérant comme un être potentiellement dangereux ;
• Son opposition catégorique au projet de loi qui va être discuté à l’Assemblée nationale à partir du 15 mars 2011. Ce projet liberticide comporte en particulier une « obligation de soin contraint à domicile » qui verra le poids de la psychiatrie médicamenteuse encore renforcé, en favorisant les abus en tous genres.

Par voie de conséquence, le GIA défend avec la plus grande énergie et conviction, la judiciarisation de l’internement sous contrainte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’hôpital, seule garantie réelle contre les abus et le pouvoir de l’Institution psychiatrique. Grâce à un certain nombre de décisions de Juges des Libertés et de la Détention des citoyens, atteints ou non de pathologie psychique, ont pu retrouver leur liberté et une vie digne de ce nom. C’est ce rôle des juges que le pouvoir politique actuel voudrait maîtriser et remettre sous le contrôle des psychiatres eux-mêmes, en rendant obligatoire le recours à l’expertise psychiatrique.

L’Assemblée générale du GIA a également décidé de quitter le Collectif « Mais c’est un Homme… » en raison du rapprochement de celui-ci avec l’autre Collectif, dit « des 39 », qui s’est toujours opposé au principe même de la judiciarisation. Dès le début, le GIA, n’a été accepté qu’avec réticence au sein de « Mais c’est un Homme… ». C’est ainsi que dernièrement le GIA n’a pas été informé, et encore moins invité, lors de l’audition de ce Collectif par le rapporteur M. Guy Lefrand, et à l’occasion de la rencontre avec des députés de l’opposition pour la formulation d’amendements.

Paris, le 10 mars 2011
Le Bureau du GIA »


Collectif "Mais c’est un homme"

Le Collectif « Mais c’est un Homme… » , auquel le CRPA participe, se compose comme suit au 10 mars 2011 :

Advocacy FranceAssociation pour la recherche et le traitement des auteurs d’agressions sexuelles : ArtaasAttac FranceCercle de réflexion et de proposition d’actions sur la psychiatrie : CRPACollectif d’associations d’usagers en psychiatrie : CauPsyCollectif « Non à la politique de la peur »Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximitéFédération pour une alternative sociale et écologiqueFondation CopernicGroupe multiprofessionnel des prisonsLigue des droits de l’HommeNouveau Parti anticapitalisteParti communiste françaisParti de GaucheParti socialisteRésistance socialeLes Sentinelles égalitéSerPsySolidairesSud santé sociauxSyndicat de la magistratureSyndicat de la médecine généraleSnpes-Pjj-FsuUnion syndicale de la psychiatrieLes Verts



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